Carnet Moleskine ou cahier classique : lequel pour écrire tous les jours

Avatar de Marion Castellane

·

3 min de lecture

Sommaire:

Avant même le contenu, le choix du support influence beaucoup la régularité d’une pratique d’écriture quotidienne. Un carnet trop précieux intimide — on n’ose pas y écrire « n’importe quoi » — tandis qu’un cahier trop banal ne donne aucune envie de l’ouvrir. Voici de quoi trancher selon ce que vous recherchez réellement.

Le carnet Moleskine : le rituel comme moteur

Le carnet Moleskine, reconnaissable à sa couverture souple noire et son élastique de fermeture, s’est imposé depuis les années 1990 comme une référence pour l’écriture nomade. Son papier assez fin convient bien au stylo-bille ou au feutre fin, moins à l’encre qui traverse facilement. Son vrai atout n’est pas tant la qualité du papier que l’effet psychologique de l’objet : posséder un carnet identifiable, dédié à une pratique d’écriture régulière, associé à une intention (« celui-ci, c’est pour écrire le soir »), aide beaucoup à tenir la régularité. Le risque inverse existe aussi : certains se sentent bloqués devant un si bel objet, de peur de « le gâcher » avec une écriture imparfaite.

Le cahier classique : la liberté sans pression

Un cahier simple, à spirale ou piqûre, coûte une fraction du prix et n’impose aucune pression esthétique. On peut rayer, recommencer, arracher une page sans remords. Pour une pratique d’écriture centrée sur le relâchement — comme le journal orienté sophrologie évoqué plus haut sur ce site — cette liberté compte davantage que la qualité de l’objet : l’important est de ne jamais hésiter avant d’écrire une phrase imparfaite.

Critère Format Budget indicatif
Carnet Moleskine de poche Souple, élastique, format nomade 15 à 25 €
Cahier à spirale classique Grand format, pages détachables 2 à 5 €
Carnet artisanal relié Papier épais, adapté à l’encre 20 à 40 €
Cahier d’écolier Petit format, léger 1 à 3 €

Le vrai critère de choix

Au-delà du prix, une seule question compte vraiment : quel objet vous donne envie de l’ouvrir sans y penser, presque par réflexe, plutôt que de le remettre à demain ? Pour certains, c’est la beauté du Moleskine qui crée l’envie ; pour d’autres, c’est justement l’absence de pression d’un cahier ordinaire. Il n’y a pas de mauvais choix tant que le carnet reste ouvert plus de deux semaines — ce qui, en matière d’écriture régulière, est déjà la moitié du travail.

Pour la méthode d’écriture à proprement parler, notre article sur Verlaine et Baudelaire montre, par contraste, deux styles très différents — de quoi trouver aussi le vôtre.


Avatar de Marion Castellane

À lire aussi